Les Nouveaux P'tits Romans

la collection

Mon Ulysse, mon Roi,


Tu fais les cents pas dans ma tête, ce matin tout t'appelle,
c'est un grand désordre en moi.

Mon Élu, mon amant merveilleux,
tu manques à ma peau, tu manques à mon ventre.


Je refais parfois le chemin du plaisir, au coucher, dans ma soie,
J'effleure mon corps du bout des doigts,

juste une balade sentimentale,
je ne veux rien sans toi, Mon Roi.


Tellement, tellement je t'aime, je t'aime



Tout me séduit en toi, ton sourire, ta voix,
Ton regard humide lorsqu'il plonge en moi.

La façon que tu as, de garder sérieusement ma main dans la tienne,
comme un trésor.

ton poitrail de gladiateur,
tes mains baladeuses...

Mon amour,

Notre temps est court, nos débuts merveilleux,
heurtés par l'absence.

Nous croyons être invincibles, héros de notre histoire.
Mais les héros meurent un jour !

Chacun porte sa faiblesse, Achille son talon
et c'est là que la flèche vient blesser.

Mon Roi...

Mais, demain je te reçois.

Te voir, te sentir, te toucher...
Te toucher…

Te souviens-tu ?

« Le corps et la conscience un instant s'entrelacent »
un fécond miracle se prolonge.
Deux sources, deux exaltations sublimes, s'expriment,
la source même de la création.

Demain je te reçois.

Me livrer toute, in mente et corpore,
me répandre en toi, te posséder,

Ô Mon amour, Mon Ulysse, Celui que j'ai élu.

Ta bouche, tes baisers...

Caresse-moi, descends jusques à mes reins,
Oui ! C'est là qu'il faut aller, mon Élu

et c'est là que tu vas,

Vois, comme tout s'honore et bouillonne

Prends moi comme un vainqueur!
me fous, me sodomise, me rends folle!

Et ta main vaginale, en mon ventre gémissant,



Tout de toi, mon Élu, celui que j'ai choisi,

Je le veux!
Mes doigts gravissent ta poitrine, se promènent,

s'agrippent à tes peaux, gentiment les malmènent.

Ta taille, mon amour,
et ce joli creux à ton aine...
Juste y promener ma langue, mordre dans ta chair...

répandre mon écume sur ton vit tressaillant...

Une balade encore...

L'endroit interdit à nulle autre que moi,
là où les deux moitiés gémellaires forment le joli et profond sillon
que ma langue écarte comme deux mers.

A moi, séant, que j'embrasse et gourmande
et t'entendre gémir, attisent mon plaisir.

Ta Reine siège là où personne jamais ne se dressera.

Demain, je te reçois, mon roi.

 

 

 

 

Mon adoré, mon éclaireur,

 

Très tôt ce matin,

la ville a encore les yeux fermés,

seules, les lampades immobiles appuient leurs flammes contre l'obscurité.

Je pense aux allumeurs de réverbères.

Ils  arpentaient la nuit et commençaient leur journée par éteindre.

 

Je pense, à l’allumeur de l'unique réverbère, de la cinquième planète...

Son travail est plein de sens pour le Petit Prince;

 

c'est une occupation utile que d'allumer un monde.

« C'est véritablement utile puisque c'est joli »

 

J'aurais bien envie, quelques fois, de te nommer ainsi :

        mon allumeur de réverbère...

 

Bonjour, mon amour,

 

Bientôt les lumières s'éteignent

et s'allumerait le jour,

                                 

                                   si je t'y trouvais...

 

gallery/illustr poem mon roi
gallery/illustr poem mon roi ii
gallery/illustr poem mon roi iii

N.B. 2017

N.B. 2017

N.B.  2017

gallery/exercice lunaire 2

Photo: NB. 2017

L'étagère

 

" Tiens! Voici ton étagère" t'ai-je dit

" tu y rangera les livres que tu aimes.

  C'est un chez toi, que tu retrouves ici ,

  car rien n'est plus soi même

  que les livres que l'on aime. »

  Alors, tu as garni ton étagère,

  juste au dessus de notre nid.

 

« tu es le livre que je préfère » 

   M'as tu dit.

 

  C'est jour de pluie, je regarde ta vie

  toute endormie sur l'étagère..

  Pas un livre que je n'eus ouverts,

  Dans un carton aujourd'hui...

" Tourne la page ! "

    M'a t-on dit...

 

 

" Tiens! Voici ton étagère, 

  tu y poseras les livres que tu aimes,

  c'est un chez toi que retrouves ici;

  car rien n'est plus soi-même,

  que les livres que l'on aime..."